Aquarelle par Louis BERTHOMME SAINT-ANDRE, France, 1926. Avant le bain. Avec cadre : 74x63.5 cm - 29.1x25 inches ; sans cadre, juste l'aquarelle : 50x36 cm - 19.7x14.2 inches. Signé en bas à droite "Be St André" (voir photo). Nommé et daté au dos, cachet du studio (voir photo).
Louis Berthommé Saint-André est un peintre figuratif, fresquiste, décorateur, illustrateur, graveur, céramiste et lithographe français né en 1905. Il est issu d'une France rurale et commerçante : son père tenait un commerce de vins et d'épicerie. Dans sa jeunesse, Louis Berthommé Saint-André a été blessé par un coup de pied, ce qui l'a laissé avec une jambe raide, l'empêchant notamment de conduire. La famille quitte l'Oise pour s'installer à Saintes, où l'artiste fait ses études à La Recouvrance. Il est entré comme élève architecte chez Georges Naud, responsable des monuments historiques de la ville. Charente puis, en 1921, il entre à l'École des beaux-arts de Paris.
Louis Berthommé Saint-André est l'un des grands représentants de la peinture figurative française du XXe siècle. Il a été formé à l'École des beaux-arts par deux maîtres très anciens qui sont décédés pendant sa formation : Fernand Cormon (1845-1924) et Jean-Paul Laurens (1838-1921). Il garde de leur formation le goût des techniques bien apprises, mais dès ses premières œuvres, il s'inscrit dans la modernité. Ses constructions présentent des formes décomposées inspirées de Cézanne, tout en conservant un sens aigu de la rigueur. Il ne s'éloigne jamais du réalisme, mais sa palette très colorée, parfois incisive, et sa liberté de représentation donnent à sa peinture un mordant et une acidité qui placent Louis Berthommé Saint-André parmi les grands talents de son temps.
Médaille d'argent au Salon des artistes français où il expose de 1924 à 1929, il remporte le prix Abd-el-Tif en 1925 et est alors le plus jeune pensionnaire de la villa d'Alger. Ami de Jean Launois, outre ses portraits reconnus, il a peint Alger et la Casbah. Ses études de femmes rappellent celles d'Eugène Delacroix, mais si son inspiration lumineuse est due au soleil algérien, sa touche est plus cézannienne que purement orientaliste. Il quitte l'Algérie en 1928, pour y revenir en 1931.
Avant la guerre, Berthommé Saint-André expose régulièrement dans tous les grands Salons : dès 1928 au Salon d'Automne, au Salon des Beaux-Arts (1934 à 1936), au Salon des Tuileries depuis 1935. Son inspiration est proche du surréalisme.
Pendant l'Occupation, il devient très "fauve", en réaction à la noirceur de la guerre. Il entre dans la Collaboration et collabore à Vaincre (journal de la Résistance).
Après la guerre, il développe un style proche de la réalité poétique (Brianchon, Legueult, Oudot, Terechkovitch, Cavaillès. Caillard, Limouse et Planson), sans pour autant faire partie du groupe ainsi dénommé. Il est présent au Salon Comparaison, au Salon des peintres Témoins de notre temps, est président du Salon du dessin et de la peinture à l'eau. Il a exposé en solo au niveau international, notamment en Europe, aux États-Unis et au Japon. En 1977, il reçoit, juste avant sa mort, le grand prix des Peintres témoins de leur temps.
Il est décédé le 1er octobre 1977 à Paris.
Bibliographie
- Michel Droit. Berthommé Saint-André. Éditions de la revue moderne, 1981
Fresques murales
Entrée de la Directional, École nationale des beaux-arts, Paris
Lycée Charlemagne, Paris, Notre-Dame et les quais de la Seine, 1952
Escalier de la Faculté de Poitiers
Expositions personnelles
Villa Abd-el-Tif, Alger, 1922
Galerie Armand Drouant, Paris, 1928
Galerie Marcel Bernheim, Paris, 1937
Galerie Barreiro, Paris, 1937
Galerie Colinne, Oran, 1950
Musée des beaux-arts, Poitiers, 1952
Galerie Chardin, Paris, octobre 1958
Expositions collectives
Salon des artistes français, Paris, de 1924 à 1929
Artistes algériens et orientalistes, Alger, 1927
Salon d'automne, Paris, à partir de 1928
Salon de la Société nationale des beaux-arts, Paris, 1934, 1935, 1936
Salon des Tuileries, Paris, à partir de 1935
Bimillénaire de Paris - Comité Montparnasse - Exposition de peintres et sculpteurs de l'École de Paris, La Coupole, Paris, juin-juillet 1951
Salon des peintres témoins de leur temps, 1956, 1976 (toile présentée : Les ostréiculteurs)7, 1977 (toile présentée :Fête dans la clairière)
Salon Comparaisons, Paris, à partir de 1956
Première exposition internationale des arts de Téhéran, Centre des expositions internationales, Téhéran, décembre 1974 - janvier 1975