Deux Femmes Dans L'Herbe
Lithographie, 1926
Monogrammé au crayon, "M" par l'artiste en bas à droite (voir photo).
Numéroté au crayon en bas à gauche ; (65/125) (voir photo)
Édition : 125, plus 10 épreuves
Provenance :
Collectional, Essex Fells, NJ
Editeur : Henri Petiet Editeur, Paris (cachet aveugle en bas à droite)
Référence : Guerin 287 iii/III
Condit : excellent
Taille de l'image : 7 3/4 x 9 7/8 pouces
Feuille : 13 1/4 x 15 5/8 pouces
Aristide Maillol
B. 1861, BANYULS-SUR-MER, FRANCE ; D. 1944, PERPIGNAN, FRANCE
Aristide Maillol est né le 8 décembre 1861 à Banyuls-sur-Mer, un petit village de pêcheurs des Pyrénées françaises. En 1881, il s'installe à Paris et commence à poser sa candidature à l'École des beaux-arts, où il est finalement admis en 1885. Il étudie avec les peintres Alexandre Cabanel et Jean-Léon Gérôme, mais se désillusionne de l'académisme strict de leur enseignement. En mai 1889, lors d'une exposition au Café Volpini, Maillol rencontre des œuvres de Paul Gauguin, ce qui change la Directional de son art. Au cours des années suivantes, il réalise des peintures stylisées de femmes, telles que Mademoiselle Faraill au chapeau (1890). Gauguin lui propose de rejoindre les Nabis, un groupe de jeunes artistes influencés par l'impressionnisme et les éléments décoratifs de l'Art nouveau, dont font partie Maurice Denis et Édouard Vuillard. Maillol s'associe au groupe et expose avec eux en 1895 et 1896 à la galerie parisienne de Louis le Barc de Boutteville. Partageant l'intérêt des Nabis pour les arts décoratifs, Maillol se lance dans la tapisserie, expose au Salon des Beaux-Arts de Paris et ouvre un atelier dans sa ville natale en 1893. Cependant, en raison de la baisse de sa vue, Maillol commence à produire de petites sculptures en terre cuite. À l'âge de 40 ans, en 1901, il est presque exclusivement sculpteur.
Les statuettes de Maillol et ses œuvres ultérieures, plus monumentales, se concentrent sur la figure féminine, aux membres épais, symétriques et très archétypaux. Travaillant à une époque marquée par l'influence réaliste d'Auguste Rodin, Maillol met plutôt l'accent sur les qualités formelles du corps, plutôt que sur la signification émotionnelle ou psychologique. En 1902, sa première exposition personnelle de tapisseries et de statuettes a lieu à la galerie d'Ambroise Vollard à Paris. Au cours des années suivantes, il produit et reproduit plusieurs œuvres et thèmes, dont La Méditerranée (1905), une figure mi-assise, mi-allongée, inspirée de sa femme, qu'il expose au Salon d'Automne de 1905. Les figures de Maillol dégagent une impression de placidité, de stabilité et d'autonomie, même lorsqu'elles semblent en mouvement, comme dans la femme qui marche d'Ile-de-France (1925). Pour un monument public dédié au socialiste Louis Blanqui, Maillol crée l'Action enchaînée (1905-08), un nu à la démarche agressive.
En 1912, il réalise une série de gravures sur bois pour une édition des Eclogues de Virgile (vers 42-38 avant notre ère) et, en 1939, des gravures pour les Chansons pour elle du poète Paul Verlaine (1891). Cependant, sa production essentiellement sculpturale de nus composés et harmonieux est restée cohérente sur le plan stylistique. En 1934, il rencontre Dina Vierny, âgée de 15 ans, qui devient son modèle et son amie et l'accompagne à Banyuls, où il travaille dans une quasi-solitude pendant la Seconde Guerre mondiale. Après la mort de Maillol dans un accident de voiture à Banyuls en 1944, Vierny a créé une fondation pour administrer sa succession, qui est devenue deux musées dédiés à son œuvre : Musée Maillol, Paris et Banyuls-sur-Mer. D'importantes rétrospectives de son travail ont été présentées dans de nombreux endroits, notamment au Museum of Modern Art, New York (1941), au Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, Washington, D.C. (1951), à la Haus der Kunst, Munich (1962), au Guggenheim Museum (1975) et au Kunsthaus Zürich, Zurich (2012).
Avec l'aimable autorisation du Musée Guggenheim : Musée Guggenheim