Antoine Blanchard
Français, 1910-1988
Une soirée pluvieuse à Paris
Huile sur toile
13 par 18 po, avec cadre 23 ⅞ par 27 ⅞ po
Signé en bas à droite
Antoine Blanchard est le pseudonyme sous lequel le peintre français Marcel Masson (15 novembre 1910 - 10 août 1988) a peint ses scènes de rue parisiennes immensément populaires. Il est né dans un petit village près des bords de la Loire.
Formation et carrière :
Blanchard a reçu sa formation artistique initiale aux Beaux-Arts de Rennes, en Bretagne. Il s'installe ensuite à Paris en 1932 où il intègre l'École des Beaux-Arts.
Comme Édouard Cortès (1882-1969) et Eugène Galien-Laloue (1854-1941), Antoine Blanchard a essentiellement peint Paris et les Parisiens d'autrefois, souvent à partir de cartes postales anciennes. L'artiste a commencé à peindre ses scènes de rue parisiennes à la fin des années 1950 et, comme Cortès, il a souvent peint plusieurs fois le même lieu emblématique parisien, dans différentes conditions météorologiques ou à différentes saisons. Les sujets les plus récurrents étaient des vues de la capitale par temps nuageux ou pluvieux, montrant des rues occupées par des piétons pressés de rentrer chez eux, et des vitrines lumineuses se reflétant sur des rues humides. De nombreuses galeries d'art du quartier français de la Nouvelle-Orléans proposent des peintures et des gravures d'Antoine Blanchard, car cette ville américaine a une forte histoire française. Son art est populaire dans les ventes aux enchères d'art internationales et il existe de nombreuses copies. L'authentification d'une peinture originale de Blanchard/Masson est nécessaire et la signature authentique porte un secret connu des experts en art. Le 10 août 1988, Antoine Blanchard est décédé à l'âge de 77 ans.
Sa fille Nicole est née en 1944 - elle aussi suivra la tradition familiale et après la naissance de ses deux filles, elle deviendra une artiste travaillant sous le nom de A. Champeau. C'est également à cette époque que le père d'Antoine décède et qu'il est contraint de retourner dans sa ville natale pour diriger l'entreprise familiale, ce qui lui laisse peu de temps pour peindre.
Sa deuxième fille, Evelyn, naît en 1947. En 1948, il cède le contrôle de l'entreprise familiale à son jeune frère et retourne à Paris pour peindre. La vie contemporaine à Paris a changé, et il se languit des jours passés. Il a commencé à faire des recherches sur la Belle Époque à Paris, lisant et étudiant tout ce qu'il pouvait trouver sur cette période.
La plupart des sujets et des scènes qu'il a représentés sont tirés d'images de Paris qu'il a collectionnées dans les années 1890, et il travaillait souvent sur des tableaux pendant des jours ou des mois avant de les considérer comme achevés. A.P. Dans son livre Antoine Blanchard, sa vie, son œuvre, Larde explique qu'il a toujours consacré beaucoup de temps à son travail : Cela explique que sa production ait toujours été assez limitée, contrairement aux proliférations précipitées et multiples de certains artistes modernes... De délicates touches de tons lumineux et chatoyants produisent une merveilleuse impression d'harmonie, d'éclat et de lumière. L'alternance des ombres et des lumières, les mélanges sensibles et doux permettent à l'artiste d'atteindre un degré de grâce rarement égalé, une fraîcheur rayonnante et chatoyante.
Larde continue d'écrire que ses œuvres sont avant tout une merveilleuse invitation à une promenade idéale dans le vieux Paris, si différent de celui d'aujourd'hui. Bien qu'un grand nombre de monuments historiques subsistent, le Paris d'aujourd'hui n'a plus grand-chose à voir avec le Paris du début du siècle ; si les paysages sont presque les mêmes, la vie quotidienne et ses personnages ont totalement changé ; les coutumes se sont entièrement transformées. Dans ses tableaux, Antoine Blanchard nous invite à revivre cette époque en nous montrant d'agréables promenades sur les quais, les places et les boulevards à une période de la vie parisienne où le temps ne comptait pas, où l'on avait tout son temps pour oisiveté, pour flâner dans les rues, pour faire du lèche-vitrine, pour se promener tranquillement sur les boulevards ou passer l'après-midi dans un café-terrasse.
Comme son contemporain Édouard Cortès, il a consacré sa carrière artistique à la représentation de Paris à travers tous ses changements quotidiens et saisonniers. Il n'était cependant pas un imitateur de Cortes, mais dépeignait la vie parisienne du début du siècle de son propre point de vue et avec son style unique. Larde fait une comparaison intéressante :
Édouard Cortès s'est toujours exprimé dans un style viril assez riche, utilisant des touches larges et soulignées, révélant une force qui rappelle les grands maîtres du XVIIIe siècle.
Au contraire, Antoine Blanchard a toujours utilisé de petits traits, avec un traitement délicat, enveloppant et moelleux ; le léger flou qui caractérise son œuvre rappelle à bien des égards les grands maîtres de la période impressionniste.
Qu'il s'agisse de l'Arc de Triomphe, de la Madeleine, du Café de la Paix, de Notre Dame ou des dizaines d'autres monuments et bâtiments historiques de Paris, il se concentre sur la vie quotidienne de Paris au début du siècle.
Son travail est devenu très recherché et les collectionneurs du monde entier se sont disputés ses nouvelles œuvres. Il est aujourd'hui considéré comme l'un des principaux représentants de l'école des peintres parisiens.