Titulaire d'un master en histoire de l'art, Alexandre Valette est un artiste aux pratiques artistiques multiples. Il explore le dessin depuis sa jeunesse, en se concentrant d'abord sur l'anatomie humaine, puis sur les principes de la peinture occidentale pour finalement arriver à l'abstraction. Étudiant les techniques picturales des grands maîtres de la Renaissance, Alexandre réalise rapidement ses propres reliures selon les méthodes traditionnelles. Il découvre alors le travail de ses contemporains afin d'explorer toutes les potentialités de la peinture. La chimie et l'artisanat sont devenus ses nouvelles passions.
Ce sont ses rencontres qui le forgent : un maître poète, un coloriste, un musicien. L'apprentissage est partout. Il comprend qu'être peintre, c'est savoir voir. Et pour voir, il faut partir. Passionné par les origines des civilisations ainsi que par les premiers artefacts de l'homme, il est un voyageur infatigable. En visitant le monde, en lisant Shitao et les préceptes de la peinture chinoise, sa pratique artistique se précise et il élimine peu à peu le superflu.
Après avoir passé les dix dernières années à osciller entre une pratique régulière en Studio et la gestion de trois entreprises qu'il a fondées, Alexandre a décidé de remettre le nécessaire au centre de ses priorités. Travaillant sur sa série picturale Eolithe, il fonde également en 2020 AV STUDIO, une structure lui permettant d'aborder à grande échelle les problématiques qui lui sont chères - la défense de la nature et du patrimoine - en intervenant dans les villes et les campagnes. Entouré de personnalités créatives et inspirantes, Alexandre travaille au développement de ses projets d'installations artistiques, répondant ainsi à son besoin d'offrir l'art - source de questionnement - à tous.
Alexandre Valette a reçu plusieurs prix, dont la médaille d'or au Grand Concours International de la Fédération Nationale de la Culture Française en 2011 et la médaille de bronze au Salon des Beaux-Arts de Paris en 2016. Il a été exposé dans plusieurs galeries dont la Natacha Dassault Gallery et plus récemment à Gauchet Fine Art. Ses œuvres font partie de nombreuses collections privées.
Pierre (Pierre)
Le travail d'Alexandre Valette est avant tout centré sur un questionnement : la place de l'Homme dans la Nature. Avec la série Pierres, il poursuit ses recherches sur les monolithes et les éolithes - des pierres préhistoriques naturelles qui ressemblent à des objets sculptés par l'homme.
Il s'intéresse à la densité historique contenue dans ces œuvres minérales : des millénaires se sont écoulés pour leur donner une forme, une texture, une couleur ; ces mots qui constituent l'essence même de la peinture.
Dans ce voyage dans le temps, propre à sa formation d'historien, Alexandre Valette oriente naturellement ses recherches vers les premiers lieux sacrés formés par les ensembles mégalithiques tels que Stonehenge ou Carnac. Dans sa peinture, l'objet minéral sert d'élément rythmique et de signifiant. Il est parfois découpé par le cadre de l'œuvre, d'autres fois en son centre comme une idole, sur un fond écarlate ou bleu électrique. Des fonds chimiques, symbolisant le danger des altérations humaines sur la Nature, tout en servant de révélateur à la complexité des pierres.
Pour mettre en évidence cette interaction, l'artiste construit des ensembles panoramiques ; des cadres parfois disproportionnés par rapport aux formats traditionnellement commercialisés. Il s'intéresse également aux polyptyques, des petits panneaux placés côte à côte comme des vignettes de bande dessinée. Le spectateur est ainsi amené à poursuivre l'œuvre au-delà du cadre.
" Je suis sensible à l'incomplétude, à l'indéfini, à certaines de ces notions intrinsèques à I+I. J'aime magnifier l'étrange beauté des petites choses laides qui passent inaperçues. J'ai le sentiment qu'en leur donnant de la visibilité, on leur donne une histoire et par ce fait, une forme de respect ".
Alexandre Valette nous invite ainsi à porter un nouveau regard sur ces "choses" oubliées à travers le contexte dans lequel il les entoure. Inspirées par l'économie de moyens et la pureté propre aux arts asiatiques, ses œuvres en acquièrent d'autant plus de force.