Peinture acrylique réalisée par Dario Cusani en 1994. Certificat d'authenticité de l'Artistics sur la photographie.
JE DEVIENS UN ARTISTE PROFESSIONNEL (1986)
Au printemps 1986, avec la fermeture du journal Reporter, j'ai décidé d'abandonner l'activité entrepreneuriale en liquidant la SIPE Società Italiana Pubblicità Editoriale créée seulement 2 ans plus tôt. Une très belle période, mais aussi pleine de défis, s'achevait, qui m'avait empêché de peindre comme je l'avais fait pendant plus de 20 ans.
Mais je n'ai pas abandonné le monde de la communication pour lequel j'étais devenue journaliste 10 ans plus tôt. Le seul changement a été la façon de communiquer, non plus avec des mots, mais avec les images qui avaient encombré mes RÊVES DE JOUR depuis mon enfance. Même si ce n'est que dans ces rêves que le CHEVALIER BLANC est toujours arrivé pour me protéger des abus que je recevais pour ma timidité et ma naïveté. C'est pourquoi, depuis mon enfance, j'avais reporté ces images sur le papier avec des crayons et des crayons de couleur, dessins qui ont été perdus ! Ceux-ci, ainsi que la musique que je jouais au piano, me faisaient naviguer dans les mondes fantastiques de mon imagination. Un cadeau que je dois à mes parents que je remercie avec gratitude.
Ce changement de travail était aussi de vie et m'a donné une charge d'ÉNERGIE ATOMIQUE qui m'a envoyé des images fantastiques de la vie réelle qui ont envahi mon esprit et je me suis jeté à corps perdu dans le nouveau travail.
La première image est liée à un événement survenu quelques mois plus tôt, lorsque je me suis rendu de Rome à Milan pour le travail. Ville dans laquelle vivait mon frère jumeau Sergio qui, sur ordre de notre père, avait quitté Naples à l'âge de 18 ans (1966) pour étudier l'économie à la célèbre université Bocconi. Sergio m'a fait accompagner dans sa gigantesque Mercedes et là, sur le tableau de bord, j'ai découvert un étrange objet noir. J'ai demandé au chauffeur ce que c'était et il m'a répondu. "Au fait, laissez-nous vous informer que nous arrivons avec un peu de retard... oui, docteur, c'est un téléphone portable et oui, je suis dans une voiture !". J'ai été surpris par la nouvelle chose qui est entrée dans mon cerveau.
C'est ainsi qu'après la phase turbulente de la fermeture de Reporter et de mon entreprise et la décision soudaine de me consacrer à l'art comme forme de "communication", cette image du téléphone a refait surface ! C'est alors que naît le KNIGHT ON THE TELEPHONE, sa première œuvre et sa première recherche en tant qu'"artiste professionnel". Le POST FUTURISME, ce monde d'après le futur que des gens brillants ont offert à l'humanité avec leurs inventions : l'ordinateur et le mobile. Je crois qu'il s'agit des 2 inventions géniales et positives de la fin du deuxième millénaire dont personne à l'époque n'aurait pu imaginer à quel point elles allaient changer la vie sur Terre dans l'immédiat ! !!
INTERIEUR
La même année 1988, quelques mois après le début de "chromatic", la recherche "Interni" est née du culte de la maison qu'ont les Napolitains et surtout de l'amour qu'avait ma mère Lidia et qu'elle m'a transmis ! D'elle, issue d'une famille bourgeoise d'industriels de l'aluminium, j'ai appris que la maison est le refuge des gens contre le monde extérieur ; c'est le lieu où la famille et les amis accueillent... J'ai ensuite découvert qu'à Naples, la maison est le "portrait" de ceux qui y vivent, qu'il s'agisse du château ou de la villa d'un riche noble ou de la "maison" d'un pauvre roturier ! En napolitain, on dit "vascio", ce qui est "en dessous" du niveau de la rue, dans ce cas ! Tous les foyers ont le même décorum, l'amour et le respect de soi et des autres !
Après les premiers "intérieurs" de maisons familiales (de mes parents, de mes frères et des miens), d'amis et de divers collectionneurs, il y a eu un nouvel événement. Le "passage de témoin" entre les œuvres "chromatiques" et les "intérieurs". Avec "chromatique", j'avais représenté la relation souffrante de l'être humain avec le monde extérieur et les autres êtres vivants... c'est-à-dire mon Self-Portrait des 40 premières années de vie !
J'ai donc fait le portrait "intérieur" de moi-même et des gens, dans la relation entre le monde extérieur et le monde intérieur, c'est-à-dire entre soi-même et les autres personnes, à la fois aimées et détestées ! Mais en tout état de cause, il ne s'agit pas de personnes représentées ou reconnaissables, des personnes en général que tout le monde connaît et auxquelles il faut faire face dans la vie, pour le meilleur ou pour le pire.