Pierre Coquet - Composition abstraite
Numéro de référence A217
Encadrement avec un cadre flottant en chêne naturel
67 x 54 cm cadre inclus (62 x 49 cm sans cadre)
Cette œuvre est peinte à l'huile sur un papier qui est monté sur une planche et placé dans un strectcher en bois fait sur mesure. Cachet de la signature en bas à droite
Pierre était très sensible aux peintures abstraites. Il a réalisé de nombreuses œuvres abstraites mêlant couleurs et formes dans des atmosphères et des styles différents. Néanmoins, il peut revenir à la figuration et à l'abstraction sans période de temps précise.
Les peintures abstraites de Pierre Coquet représentent une grande partie de sa production.
La recherche constante de l'équilibre entre les formes et les couleurs ainsi que sa passion pour Nicolas de Staël, André Lanskoy, Alfred Mannessier... l'emmènent sur des chemins différents de ce que l'on connaît de lui.
Sa manière de peindre est forte et réfléchie, les lignes s'étirent et les touches harmonieuses, appliquées avec sobriété, révèlent un grand sens de la couleur.
Provenance : Atelier de l'artiste (tamponné et numéroté au dos)
Pierre Coquet (1926-2021) est un peintre français né à Lima, près de Lyon, en France.
Il entre à l'Ecole des Beaux Arts de Lyon en 1942 et suit l'enseignement d'Antoine Chartres, Henri Vielly et René Chancrin. Il remporte un prix en 1945 et rejoint un mouvement qui se veut en dehors de toute école dont le nom se termine par "isme", (comme l'impressionnisme, le cubisme...) entre la figuration et la renaissance de l'art abstrait, réunissant de jeunes générations de moins de trente ans et désireuses de ne se soumettre à aucune technique. Le "Sanzisme" (littéralement sans "isme") réunira, entre autres, des peintres : James Bansac, Roger Bravard, André Chaix, Jean Mélinand, Paul Clair, André Cottavoz, Pierre Doye, Jean Fusaro, Jacques Truphémus, André Lauran, Edouard Mouriquand, Pierre Palué, Paul Philibert-Charrin, Antoine Sanner et Françoise Juvin. Cette dernière deviendra son épouse en 1948.
En 1949, il participe à une exposition à Genève, au Musée de l'Athénée, intitulée "Onze peintres français" avec Jacques Truphémus et Jean Fusaro. Françoise et Pierre se sont installés à Paris en 1950. Il y rencontre Alexandre Garbell, qui l'encourage et dont il suit les cours dans son académie du boulevard de Clichy. Travaillant comme professeur d'art à l'école Corvisart à Paris, il a beaucoup peint en marge de cette activité.
Ses principaux sujets sont les "assemblages d'objets" qui évoquent le souvenir de Giorgio Morandi, les toits de Paris, les natures mortes, les personnages en situation et l'abstraction. Cet homme sincère et modeste, replié sur lui-même dans un climat de profonde méditation, aime à exprimer son sentiment que "tous les peintres rencontrent les mêmes difficultés à vouloir exprimer par la peinture des émotions indicibles. Tout est possible, à condition que ce soit vrai " disait Pierre.
Je connais Pierre depuis longtemps et j'ai organisé plusieurs expositions avec leurs peintures. Je m'occupe maintenant de tout l'atelier en fournissant de magnifiques œuvres figuratives et abstraites, des peintures et de nombreux dessins de différentes tailles. Pierre travaillait toujours dans son atelier, tous les jours, il en avait besoin, la peinture était quelque chose de vital pour lui.
Des peintures de Pierre Coquet sont conservées au Musée Paul Dini à Villefranche. Ce musée bien connu a souvent exposé des œuvres du groupe " Sanzistes ".