Huile sur toile post impressionniste signée et datée du peintre français Ferdinand du Puigaudeau. Cette œuvre étonnante et de grande taille représente une vue de la Loire à Nantes, en France, en hiver. Les arbres sont dénudés et le sol est recouvert de neige blanche. Le ciel est illuminé de jaune et de vert par la lumière du soleil déclinant. La ligne d'horizon de la ville est visible au loin.
Signature :
Signé et daté en bas à gauche
Dimensions :
Encadré : 40 "x47.5"
Sans cadre : 32 "x39.5"
Provenance :
Collectional - France
Après le divorce de ses parents, Puigaudeau est élevé, dès l'âge de 14 ans, par son oncle maternel, le comte Henry Chateaubriand, qui encourage ses penchants artistiques. Il étudie dès l'âge de 19 ans en Italie, principalement à Rome, et rencontre en Belgique le sculpteur Constantin Meunier. Vers 1886, il part travailler à Pont Aven, en Bretagne, où il rencontre Laval et Gauguin, et y revient en 1888 après son service militaire. Vers 1890, il obtient une bourse d'études et part travailler en Suède et à Paris, où il fait la connaissance du marchand impressionniste Durand Ruel. En 1897, il s'installe avec sa famille à Antibes, dans l'espoir de rencontrer Renoir, puis vers 1899-1900 à Sannois non loin de Paris, où il fait la connaissance de Dega. À partir de 1904, il voyage entre Venise et la France, pour s'installer définitivement en 1910 près du Croisic, où il mène une vie retirée, recevant la visite d'artistes et donnant refuge à Laboureur et Florent Schmitt pendant la I+I.
Puigaudeau n'a acquis une reconnaissance publique que récemment, en partie à cause des difficultés financières qu'il a connues tout au long de sa vie, de son penchant pour la solitude et de la perte de 60 tableaux lors d'une exposition à New York. Il est principalement admiré pour ses scènes de vie villageoise, ses paysages urbains ou ses paysages avec des personnages au crépuscule et la nuit. Il s'agit notamment de : Lanterne magique le soir, vers 1896, Festival sur le grand canal de Venise, vers 1894, La mer, coucher de soleil, vers 1925, Femmes bretonnes aux lanternes chinoises, vers 1896, et Le Manège forain la nuit, vers 1894.
Sa technique consiste à appliquer la couleur en tons séparés et en coups de pinceau pour obtenir certains effets de lumière, combinée à une approche plus structurée des objets qui met l'accent sur les détails, comme dans Jardin en fleurs dans le Morbihan vers 1910, ainsi qu'à une certaine tendance classique, comme dans La Townes de Batz.
Puigaudeau a peu exposé. Il participe à l'Exposition Universelle de Paris en 1900 et réalise sa première exposition personnelle en 1903 à la Galerie des Artistes Modernes. En 2001, il est représenté dans L'Âge d'or de la peinture en Bretagne au Musée de Vannes à La Cohue. Par ailleurs, les expositions organisées par la galerie Thierry Salvador à Paris et leurs catalogues ont également contribué à faire connaître l'artiste et son œuvre.