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« Le Chanteur Florentin », sculpture en bronze patiné, française, fin du XIXe siècle

Fin du 19e siècle

2 071,83 €
2 876,97 €27 % de remise

À propos de cet article

D'après Paul Dubois (français, 1829-1905) "Le Chanteur Florentin" Sculpture en bronze patiné, le chanteur debout reposant sur un piédestal tout en jouant du luth, sur un socle circulaire, signée. 35.5" H x 17" L x 12" D. Mots clés : Statue, Français, Salon des Beaux Arts, Belle Epoque, Art du XIXe siècle, Bronzier, Italien, Figural, Drapée, Musicien, Instrument de musique, Décoration intérieure, Continental, Européen, Arts décoratifs.
  • Année de création:
    Fin du 19e siècle
  • Dimensions:
    Hauteur : 90,17 cm (35,5 po)Largeur : 43,18 cm (17 po)Profondeur : 30,48 cm (12 po)
  • Support:
  • Mouvement et style:
  • Après:
    Paul Dubois (1827 - 1905, Français)
  • Période:
  • État:
    Bon état général, la tête du luth a été restaurée. Le bronze a été repatiné.
  • Adresse de la galerie:
    Astoria, NY
  • Numéro de référence:
    Vendeur : 1143301stDibs : LU2845216295222

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Inspiré par Donatello et Luca della Robbia, mais aussi par des peintres comme Piero della Francesca, Benozzo Gozzoli et Pinturicchio, le "Florentine Singer" n'est pas une œuvre épigonale qui rendrait hommage à une époque révolue, mais une tentative réussie de puiser de la vitalité dans l'art du passé et de lui donner ainsi une nouvelle vie. L'effet de vitalité est au cœur de la théorie artistique de la Renaissance italienne. Pour se réaliser en tant qu'art, l'art devait apparaître comme la nature. Ce naturalisme caractérise également le "Florentine Singer". Le jeune homme semble avoir été arraché à la vie, ce qui est renforcé par le caractère momentané de son action. Il vient de faire vibrer une corde sensible qui est en train de s'estomper. En outre, l'aspect naturel est renforcé par le façonnage minutieux des détails figuratifs, tels que les lacets avec le cuir légèrement incurvé des chaussures, la boucle de ceinture ou l'ornementation sur le corps du luth. Même les ongles sont clairement définis. Cependant, contrairement à la Renaissance, l'effet de vivacité ne repose pas ici sur la "découverte" de la Nature et du corps humain, mais avant tout sur la redécouverte de l'art du Quattrocento. La vivacité de l'œuvre est donc en même temps une revitalisation de cet art, de sorte que l'on peut parler d'une Renaissance de la Renaissance, tout comme les préraphaélites en Angleterre ont en même temps transféré le Quattrocento à l'art contemporain. Dubois s'attaque au sujet le plus difficile qui soit, la représentation du chant par le biais de la sculpture silencieuse. Il a été précédé par Luca della Robbia et Donatello avec leurs chaires de chanteurs créées dans les années 1430 au Museo dell'Opera del Duomo à Florence. Par rapport à ces œuvres, la physionomie du chanteur Dubois est beaucoup moins animée, mais il représente aussi le chant de manière convaincante. Il utilise tout le corps. Il prend l'ancien contrapposto, essentiel à la sculpture de la Renaissance, et transforme la posture debout de jeu de jambes en un balancement en S de la fin du Moyen Âge, donnant au corps une beauté élégante et le mettant en même temps en mouvement mélodique. Dans la position des doigts, tout aussi élégante, la musique s'exprime de manière beaucoup plus littérale avec les battements du luth. Enfin, la musicalité de la sculpture culmine dans le visage à la bouche ouverte pour chanter. Par l'acte de chanter, qui est un grand défi à la volonté artistique de représenter la beauté parfaite, la grâce du visage classique n'est pas diminuée, mais mise en valeur. À partir du visage à la bouche chantante et du regard absorbé par les sons, la vitalité intérieure se diffuse, donnant à la sculpture en bronze une aura intense, renforcée par la musique. Dubois transfère la beauté de la Renaissance à la musique, sublimant la sculpture visible à l'invisible de la musique. Il relève le défi de transcender la Renaissance par la Renaissance, répondant ainsi à la Querelle des Anciens et des Modernes, née à la fin du XVIIe siècle autour de l'Académie française et restée virulente jusqu'au XIXe siècle, dans laquelle l'Antiquité était considérée soit comme un idéal inaccessible, soit comme une norme à dépasser. Avec son œuvre, Dubois a prouvé que la Renaissance, qui avait défendu l'art des anciens, pouvait déboucher sur une nouvelle renaissance de l'art. A propos de l'artiste Le grand-oncle de Paul était le célèbre sculpteur baroque français Jean-Baptiste Pigalle, dont le talentueux petit-neveu a suivi les traces. Lorsqu'il débute au Salon de Paris en 1858, il signe son œuvre "Dubois-Pigalle". Cependant, à la demande de son père, il étudie d'abord le droit avant de se consacrer à la sculpture sous la tutelle de François Christophe Armand Toussaint en 1856 et d'entrer à l'École des Beaux-Arts en 1858. De 1859 à 1863, il vit à Rome et se rend à Naples et à Florence. Inspiré par l'art florentin du quattrocento, Dubois a initié un style néo-florentin formant une école, qui combine les formes élégamment simples de la grâce juvénile avec une richesse précise de détails.Deux achats de l'État français ("envois de Rome...

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