Sculpture unique en papier mâché coloré, peinte à la main
Signé à la main par l'artiste
" Libre et fort !
Voilà ce que je suis,
libre avec mes formes, fort avec mes couleurs,
les deux sont toujours imbriqués l'un dans l'autre.
Parler de ce travail n'est pas simple.
Tout bouge, tout danse autour de moi et en moi.
Il y a à la fois de la douceur et de la colère dans cette expression.
Les formes arrondies se déploient, les couleurs s'entremêlent, s'organisent.
Lorsque je peins sur les A, on entend de la musique.
Dans le chaos apparent, je cherche un équilibre, celui de couleurs qui se répondent.
Les visages nous regardent, il n'y a que des visages aux yeux écarquillés, interrogatifs ou légèrement surpris : que voient-ils ?
Nos peurs et nos joies, les ténèbres de nos cœurs aussi.
Je raconte des histoires de petites filles qui voyagent dans un monde parallèle.
Je cherche inlassablement des réponses à mon anxiété intérieure.
Je parle d'Alice, du père de la mère, du viol, de la mégère, du dragon, des femmes puissantes, du volcan, des larmes, des rêves, des océans et des chuchotements..."
Wabé, décembre 2025
Wabé est un artiste français né à Marseille en 1961. Bien que son père soit docker, cela ne l'empêche pas de pratiquer la sculpture pendant son temps libre. Sa mère, en revanche, était musicienne. Immergé dans un environnement où l'art occupait une place centrale, Wabé a découvert le papier mâché à l'âge de onze ans. Sa passion pour cette technique ne s'est jamais démentie depuis et elle en a fait sa marque de fabrique. Après avoir interrompu ses études d'allemand, elle se rend à Paris pour étudier l'art. Diplômée de l'École des beaux-arts de Paris en 1989, elle se consacre alors à plein temps à son art. Ses sculptures en papier mâché, colorées et vivantes, représentent à la fois des animaux et des humains dans une exploration artistique qui s'inscrit dans la tradition de Niki de Saint Phalle.
L'artiste ne dépeint pas la réalité, mais un monde rêvé, un royaume imaginaire habité par des créatures aux yeux globuleux. Découvrir les sculptures de Wabé, c'est savourer le frisson du printemps retrouvé. Ses sculptures uniques, qu'elles soient indépendantes ou fixées au mur, sont des pièces colorées et vibrantes. Impulsifs ou sereins, ils incarnent l'appétit et la joie de vivre. Wabé nous transporte au cœur d'un imaginaire débridé et joyeux, ludique et acidulé, où l'animal rêvé cohabite avec une enfance éveillée, joyeuse et indulgente, assoiffée de jeux et de beauté. Mais l'étrangeté n'est jamais loin ! Ses sculptures silencieuses semblent prêtes à révéler une histoire mystérieuse chuchotée à l'oreille...
" Ce n'est pas le matériau qui fait l'art, mais le regard. Tout l'or du monde ne peut rendre précieux un travail laborieux. A l'inverse, un matériau humble comme le papier mâché permet au talent débridé de Wabé de s'exprimer avec une fraîcheur et une générosité qui laissent rêveur. Wabé ne se soucie ni de prudence ni de Revere ; elle avance poétiquement d'un pas égal dans les clairières peu fréquentées de l'art d'aujourd'hui, celles où jouent les enfants rêveurs, les remplissant d'animaux et de merveilles."
René TURC, Wabé, "Bifaces et autres merveilles", Edition Grandir, 2014.
Le travail de Wabé a été exposé en France, en Suisse, aux États-Unis, en Chine et à Hong Kong.