Exceptionnelle paire de vases en bronze doré et émail champlevé de Louis Constant Sevin et Ferdinand Barbedienne, vers 1860.
"Paire de vases d'exposition monumentaux
Cette impressionnante et rare paire de vases a été exposée pour la première fois par Barbedienne à l'Exposition internationale de Londres de 1862, qui a marqué le début d'un renouveau de la tradition médiévale française de l'émaillage. La forme de cette œuvre s'inspire des amphores grecques antiques, mais les têtes de félins rappellent davantage le goût égyptien, et le décor émaillé aux couleurs vives et aux volutes complexes trahit des influences byzantines, mauresques et même persanes, reflétant véritablement l'éclectisme qui prévalait dans les arts décoratifs français au cours du Second Empire.
Une version de ces vases a été exposée à l'Exposition universelle de Londres en 1862. Le modèle étant très apprécié lors de l'exposition, Barbedienne et Sevin développent d'autres versions des vases qui incluent des variations au niveau des oreilles des chats, des palmettes remplaçant les cabochons sur le bandeau central ainsi que des différences dans la forme des pattes.
Une paire presque identique se trouve au musée d'Orsay, à Paris (OAO 1296).
Un seul vase de cette forme se trouve au Cleveland Museum of Art, et un autre exemplaire de cette version se trouve au Milwaukee Art Museum.
Un autre exemplaire de ce vase se trouve au musée V&A (Victoria and Albert) de Londres, NUMÉRO D'ACCESSION 8026:1, 2-1862.
Le bronzier et fondeur parisien Ferdinand Barbedienne (1810-1892) a ouvert sa fonderie éponyme en 1839 en collaboration avec Achille Collas. Il s'est d'abord spécialisé dans la production de copies à petite échelle d'œuvres sculpturales antiques et contemporaines. En 1855, il engage le designer Louis-Constant Sévin (1821-1888) comme sculpteur ornemantiste en chef et lance une collaboration artistique fructueuse qui durera 30 ans, créant des objets et des vases émaillés dans le style "néo-grec", auquel la firme est particulièrement associée. Après la mort de Barbedienne, la fonderie est reprise par son neveu Gustave Leblanc, qui poursuit l'activité de fonte d'œuvres d'artistes contemporains, notamment Rodin.
La littérature :
Bascou, Marc, ed. De l'Impressionnisme à l'Art nouveau : acquisitions du Musée d'Orsay, 1990-1996, catalogue d'exposition Paris, Musée d'Orsay, 1996
Jonathan Meyer, Great Exhibitions, 1851-1900, Woodbridge 2006, p.135
Florence Rionnet, Les Bronzes...
Catégorie
XIXe siècle Français Napoléon III Antiquités Vases Ferdinand Barbedienne