10 Importants verres à liqueur du 1er Empire en verre taillé de la cristallerie Sainte Anne à Voneche, 1800 - 1830 env.
Ces lunettes sont très rares. Pièces de musée.
La provenance de l'ensemble :
Collectional Baron Charles Jean Maurice Lemonnier (12 janvier 1860 - 11 septembre 1930) homme politique libéral belge, bourgmestre de la ville de Bruxelles.
Vonèche (cristallerie Sainte Anne à Vonèche, active de 1778 à 1830).
1) Les débuts de l'aventure verrière à Vonêche remontent à la fin de l'Ancien Régime, lorsque le promoteur Pierre-Nicolas Mathys engage le maître souffleur Gaspard Andrès pour installer une verrerie. Il a été créé le 4 août 1778, en vertu d'une concession accordée par l'impératrice Marie-Thérèse. La production a commencé le 10 décembre 1779. La mort prématurée de l'artisan et l'inexpérience de ses successeurs entraînent la fermeture de l'entreprise en 1793.
Le 10 mars 1802, Aimé-Gabriel d'Artigues, riche industriel parisien, rachète la verrerie et la transforme en cristallerie. Il rénove et agrandit les installations et fait de Vonêche la plus grande cristallerie de l'Empire français. La proximité de vastes fonds sableux et d'importantes forêts, ainsi que l'importante participation financière d'Artigues aux mines de plomb d'Aix-la-Chapelle, contribuent à faire de la localité un centre de production maîtrisant les composants nécessaires à la fabrication du cristal. La splendeur de l'Empire et la croissance économique de la classe moyenne supérieure fournissent une large clientèle désireuse d'acheter des articles de luxe.
En 1810, entre 600 et 700 ouvriers y travaillent. Mais la chute de Napoléon, quatre ans plus tard, a entraîné une perte de débouchés et une réduction drastique du personnel. Intégrée au nouveau royaume des Pays-Bas, la cristallerie perd l'important marché français. C'est à cette époque qu'Aimé-Gabriel d'Artigues rachète les cristalleries de Baccarat, en France, au Lorrain, et y transfère ses activités. Il reste toutefois propriétaire des locaux. En 1826, le chimiste François Kemlin et l'ingénieur Auguste Lelièvre, collaborateurs d'Artigues, quittent l'entreprise pour aller fonder la cristallerie du Val-Saint-Lambert. Vonêche ferme définitivement ses portes en 1830.
Aujourd'hui encore, la qualité des productions de Vonêche est unanimement reconnue. Il y a des œuvres en cristal de Vonêche au Louvre, à New York ou en Asie. Plus près de nous, de belles pièces sont conservées au Musée des Arts Décoratifs de Namur.
2. Bien que les œuvres en cristal réalisées à cette époque soient rarement marquées, il ne fait aucun doute, vu sa grande qualité, que ce drageoir a été fabriqué par la Cristallerie de Vonêche(link is external) à Beauraing, l'une des plus prestigieuses cristalleries d'Europe au début du 19e siècle.
En 1802, l'industriel Aimé-Gabriel d'Artigues(link is external) reprend les Verreries Sainte-Anne de Vonêche, fondées en 1778. Diplômé en chimie, d'Artigues avait déjà expérimenté la production de cristal de plomb pur et, conscient de l'importance de la collaboration entre la science et la technologie, il s'est efforcé de perfectionner la fabrication du cristal par des recherches en laboratoire. Vonêche devient rapidement la plus importante verrerie de l'Empire français, attirant de nombreuses familles spécialisées dans la cristallerie venues d'Alsace et de Lorraine.
En 1806, la renommée de Vonêche est incontestée. En vue de l'Exposition générale et publique des produits de l'industrie française, d'Artigues soumet des échantillons de son cristal à l'examen des membres du Comité consultatif des arts et manufactures de Namur. Les membres du comité ont confirmé que le cristal et le travail effectué pour le créer étaient d'une grande beauté. La gravure était parfaite et les prix du cristal de l'entreprise semblaient très raisonnables.
Quelques années plus tard, un rapport de J.-B.X. Wasseige, député des Fabriques et Manufactures de la Province de Namur, daté du 25 février 1816, signale que cette cristallerie est sans doute l'une des plus belles d'Europe ; elle peut non seulement fournir du cristal pour le marché intérieur, mais aussi faire des exportations considérables à l'étranger. Malgré le rattachement de la région au Royaume-Uni des Pays-Bas en 1815, d'Artigues veille à ce que son entreprise puisse continuer à approvisionner ses clients français en acquérant la Verrerie de Baccarat en Lorraine, grâce à laquelle il peut importer son cristal de Vonêche en France.
3. Les débuts de l'aventure verrière à Vonêche remontent à la fin de l'Ancien Régime, lorsque le promoteur Pierre-Nicolas Mathys engage le maître souffleur Gaspard Andrès pour installer une verrerie créée le 4 août 1778 en vertu d'une concession accordée par l'impératrice Marie-Thérèse et dont la production débute le 10 décembre 1779. La mort prématurée d'Andrès et l'inexpérience de ses successeurs entraînent la fermeture de l'entreprise en 1793. Le 10 mars 1802, Aimé-Gabriel d'Artigues, riche industriel parisien, rachète la verrerie et la transforme en cristallerie. Il rénove et agrandit les installations et fait de Vonêche la cristallerie la plus importante de tout l'Empire français ! La proximité de vastes fonds sableux et d'importantes forêts, ainsi que la participation importante d'Artigues aux mines de plomb d'Aix-la-Chapelle contribuent à faire de Vonêche un centre de production maîtrisant les composants nécessaires à la fabrication du cristal. La splendeur de l'Empire et l'essor économique de la grande bourgeoisie permettent aux cristalleries de disposer d'une large clientèle désireuse d'acquérir des objets de luxe. En 1810, entre 600 et 700 ouvriers y travaillent, mais la chute de Napoléon entraîne une perte de débouchés et une réduction drastique du personnel (400 ouvriers en 1816). Intégrée au royaume des Pays-Bas, la cristallerie perd l'important débouché du marché français. Aimé-Gabriel d'Artigues rachète alors les cristalleries de Baccarat en Lorraine et y transfère ses activités. En 1826, le chimiste François Kemlin et l'ingénieur Auguste Lelièvre, collaborateurs d'Aimé-Gabriel d'Artigues, quittent l'entreprise pour aller fonder la cristallerie du Val-Saint-Lambert à Seraing. Les activités cessent définitivement à Vonêche en 1830. Le propriétaire est resté le seul habitant du lieu et a résidé dans son très beau château 1, construit à l'apogée de sa gloire.
En 1802, l'ancienne verrerie vonêchoise est aménagée par Aimé-Gabriel d'Artigues, à partir de la verrerie qui y existait depuis 1778. Bien qu'elle ait été un véritable succès et qu'elle ait compté plus de 650 travailleurs, il n'en reste rien aujourd'hui. Néanmoins, il est intéressant de savoir que ce sont les créateurs de l'ancienne verrerie vonêchoise qui l'ont développée en 1802, à partir de la verrerie qui existait là depuis 1778, par Aimé-Gabriel d'Artigues. Bien qu'elle ait été un véritable succès et qu'elle ait compté plus de 650 travailleurs, il n'en reste rien aujourd'hui. Néanmoins, il est intéressant de savoir que ceux qui ont créé, en 1826, la célèbre cristallerie liégeoise du Val Saint-Lambert n'étaient autres que Kemlin et Lelièvre, anciens directeurs à Vonêche.