Horloge à Poser de Henri Picard et Fedinand Barbedienne, très belle horloge de cheminée française du XIXe siècle en bronze doré - 'F. Barbédienne & Cie. / A Paris", d'après le modèle d'Étienne Martincourt (français, mort après 1791, maître 1762). Le mouvement à deux trains est estampillé "Vincenti & Cie - 'Medaille d'Argent' pastille et d'autres inscriptions lisant 'AD / 567 & 610'. L'imposant corps en bronze doré au mercure, finement ciselé, est surmonté de deux muses, d'une figure féminine représentant l'astronomie assise avec un globe céleste, tandis qu'à droite, la géographie tient une carte enroulée, sous une urne ovoïde en bronze doré centrée sur un cadran d'horloge en émail blanc avec des heures romaines et des minutes arabes et signée "F. Barbédienne & Cie". Barbédienne & Cie. / A Paris". La base en bronze doré porte l'inscription "H. Picard" deux fois au revers et "JJ" sur plusieurs pièces en bronze doré. Circa : Paris, 1870.
Voir P. Kjellberg, Encyclopédie de La Pendule Française du Moyen Age au XXe siècle, 1997, pp. 214-215, pour une illustration du modèle du XVIIIe siècle par Étienne Martincourt.
Selon le Musée Paul Getty, sur la base d'un dessin signé récemment découvert, le design original du modèle actuel peut désormais être attribué à Etienne Martincourt (d. 1791), reçu maître en 1762. Les élégantes figures féminines assises flanquant le boîtier de l'horloge représentent le temps sidéral et le temps terrestre, communément appelés astronomie et géographie. Dans un inventaire révolutionnaire français des biens de Louis XVI, une pendule fournie pour le Roi dans la Salle du Conseil aux Tuileries est décrite : "N0.5 : Une pendule en forme de vase ornée de deux figures représentant l'astronomie et la géographie, le tout en cuivre doré et or moulu, le mouvement à sonnerie - 2 pieds de haut et 1 pied 6 po. de large - par Charles le Roi, Chez M. Robin. "Cette horloge fait désormais partie de la collection permanente du J. Paul Getty Museum, à Malibu, en Californie.
Le fondeur et doreur Henri Picard est enregistré au 6 rue Jarente en 1831, et déménage au 10 rue de la Perle en 1839. La firme, active de 1831 à 1864, est connue pour avoir fourni de très beaux objets décoratifs aux appartements de l'empereur Napoléon III au Louvre, qui font toujours partie de la collection, et était réputée pour la qualité de sa production décorative de bronzes dorés et patinés, de pièces de table et de garnitures de cheminée. Ses œuvres portent son cachet "H. Picard".
Ferdinand Barbédienne (1810-1892) a créé sa fonderie parisienne "La Fonderie Barbédienne" en 1839 en partenariat avec Achille Collas, l'inventeur d'une méthode mécanique pour créer des copies de sculptures à petite échelle. Il s'est rapidement fait connaître pour ses statues et ses objets d'art et est devenu l'un des bronziers français les plus actifs et les plus distingués du 19e siècle. Collaboration avec différents corps de métiers, le Studio de bronze, sous l'impulsion de Ferdinand Barbedienne, a prêté son nom à une gamme variée d'œuvres, notamment dans le domaine de l'ameublement. Participant à toutes les expositions universelles de son époque, la fonderie de Barbedienne a toujours reçu des récompenses, notamment la Grande Médaille d'Honneur de l'Exposition Universelle de 1855. Outre les réductions en bronze issues de la précédente collaboration de la Barbédienne avec Achille Collas, l'entreprise produit également des objets décoratifs dont le style reflète les diverses tendances exotiques et revival en vogue à l'époque. La Fonderie Barbedienne a collaboré avec d'éminents artistes, sculpteurs et designers, dont Edouard Lievre, Ferdinand Levillain, Attarge, Aizelin, Barye et Fremiet. Outre les statues, la fonderie produisait une variété d'objets décoratifs, tels que des horloges, des vases, des miroirs, etc. Dès 1855, Ferdinand Barbedienne collabore avec le célèbre décorateur Louis-Constant Sévin (1821-1888). Entré comme sculpteur-designer, Sévin est resté fidèle à l'entreprise tout au long de sa vie, innovant sans cesse dans la conception d'objets quotidiens qui se sont transformés en véritables œuvres d'art. Les créations de Sévin, spécialisées dans le style "néo-grec", étaient très appréciées pour leurs références à l'antiquité dans les arts décoratifs, comme en témoigne le remarquable miroir conservé au musée d'Orsay. Sévin s'associe également à des émailleurs, dont Alfred Serre, et présente une série d'émaux "cloisonnés" qui sont remarqués lors de l'exposition universelle de 1862 à Londres, marquant la résurgence de l'art de l'émail. En collaboration avec Serre, Barbedienne réalise entre 1878 et 1889 l'Horloge monumentale de style Renaissance, ornée d'émaux, actuellement conservée à l'Hôtel de Ville de Paris. Après la mort de Ferdinand, l'entreprise est reprise par son neveu, Leblanc-Barbédienne, jusqu'en 1953.
Hauteur : 27 1/4 pouces (69,3 cm)
Largeur : 22 1/2 pouces (57,2 cm)
Profondeur : 10 1/2 pouces (26,8 cm)